{"id":66,"date":"2026-02-15T17:23:23","date_gmt":"2026-02-15T17:23:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/sortir-dune-indivision-successorale-a-lamiable-guide-du-partage-sans-tribunal\/"},"modified":"2026-02-15T17:23:23","modified_gmt":"2026-02-15T17:23:23","slug":"sortir-dune-indivision-successorale-a-lamiable-guide-du-partage-sans-tribunal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/sortir-dune-indivision-successorale-a-lamiable-guide-du-partage-sans-tribunal\/","title":{"rendered":"Sortir d&#8217;une Indivision Successorale \u00e0 l&#8217;Amiable : Guide du Partage sans Tribunal"},"content":{"rendered":"<div class='introduction'>\n<p>Apr\u00e8s un d\u00e9c\u00e8s, les h\u00e9ritiers se retrouvent souvent en <strong>indivision successorale<\/strong>, situation o\u00f9 ils poss\u00e8dent ensemble les biens du d\u00e9funt sans r\u00e9partition individuelle. Si cette configuration temporaire facilite la transition, elle peut devenir source de tensions et de blocages \u00e0 long terme. Heureusement, le <strong>partage amiable indivision<\/strong> offre une solution privil\u00e9gi\u00e9e pour sortir de cette situation sans passer par les tribunaux.<\/p>\n<p>En 2026, de plus en plus de familles fran\u00e7aises choisissent cette voie pacifique pour r\u00e9gler leur <strong>succession partage amiable<\/strong>. Cette d\u00e9marche, encadr\u00e9e par le Code civil, permet aux h\u00e9ritiers d&#8217;organiser eux-m\u00eames la r\u00e9partition des biens en respectant leurs droits respectifs. Plus rapide, moins co\u00fbteuse et pr\u00e9servant les relations familiales, elle repr\u00e9sente l&#8217;alternative id\u00e9ale au partage judiciaire.<\/p>\n<p>Ce guide complet vous accompagne dans toutes les \u00e9tapes du <strong>partage amiable succession<\/strong> : du cadre l\u00e9gal aux d\u00e9marches concr\u00e8tes, en passant par les co\u00fbts, les pi\u00e8ges \u00e0 \u00e9viter et les solutions en cas de blocage.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un partage amiable en indivision successorale ?<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Le <strong>partage amiable indivision<\/strong> constitue la proc\u00e9dure par laquelle les h\u00e9ritiers d\u00e9cident, d&#8217;un commun accord et sans intervention judiciaire, de mettre fin \u00e0 l&#8217;indivision en se r\u00e9partissant les biens de la succession. Cette solution repose sur un principe fondamental : l&#8217;unanimit\u00e9 des co-indivisaires.<\/p>\n<p>Contrairement au partage judiciaire impos\u00e9 par un tribunal, le partage amiable laisse aux h\u00e9ritiers une libert\u00e9 totale dans l&#8217;organisation de la r\u00e9partition, \u00e0 condition de respecter les droits de chacun et les r\u00e8gles successorales en vigueur. Les h\u00e9ritiers peuvent ainsi n\u00e9gocier librement l&#8217;attribution des biens selon leurs pr\u00e9f\u00e9rences personnelles, leurs besoins et leur situation.<\/p>\n<p><strong>Le cadre l\u00e9gal du partage amiable<\/strong> est d\u00e9fini par les articles 835 \u00e0 842 du Code civil fran\u00e7ais. Ces dispositions pr\u00e9cisent que tout indivisaire peut toujours provoquer le partage, mais que celui-ci doit obligatoirement \u00eatre formalis\u00e9 par un acte notari\u00e9 lorsque la succession comprend des biens immobiliers. Cette formalisation garantit la s\u00e9curit\u00e9 juridique de l&#8217;op\u00e9ration et permet la publication de l&#8217;acte au service de publicit\u00e9 fonci\u00e8re.<\/p>\n<p>Le partage amiable se distingue \u00e9galement par sa <strong>souplesse temporelle<\/strong>. Les h\u00e9ritiers peuvent prendre le temps n\u00e9cessaire aux n\u00e9gociations, contrairement \u00e0 une proc\u00e9dure judiciaire dont les d\u00e9lais sont impos\u00e9s. Cette flexibilit\u00e9 favorise les discussions apais\u00e9es et les compromis satisfaisants pour tous.<\/p>\n<p>En 2026, le l\u00e9gislateur encourage activement cette voie amiable en maintenant des frais de notaire r\u00e9duits pour ces op\u00e9rations et en d\u00e9veloppant les dispositifs de m\u00e9diation successorale. L&#8217;objectif : d\u00e9sengorger les tribunaux et pr\u00e9server l&#8217;harmonie familiale autour des questions patrimoniales.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Les conditions essentielles pour r\u00e9ussir un partage amiable<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Le succ\u00e8s d&#8217;un <strong>partage amiable succession<\/strong> repose sur plusieurs conditions pr\u00e9alables qu&#8217;il convient d&#8217;examiner attentivement avant d&#8217;engager la d\u00e9marche. Ces pr\u00e9requis d\u00e9terminent la faisabilit\u00e9 m\u00eame du processus amiable.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;unanimit\u00e9 absolue des h\u00e9ritiers<\/strong> constitue la condition sine qua non. Tous les co-indivisaires, sans exception, doivent consentir au principe du partage et approuver les modalit\u00e9s de r\u00e9partition. Un seul h\u00e9ritier r\u00e9fractaire suffit \u00e0 bloquer la proc\u00e9dure amiable et \u00e0 obliger le recours au partage judiciaire. Cette exigence s&#8217;applique \u00e9galement aux ayants droit des h\u00e9ritiers d\u00e9c\u00e9d\u00e9s et aux cr\u00e9anciers inscrits.<\/p>\n<p><strong>La capacit\u00e9 juridique de tous les participants<\/strong> est \u00e9galement indispensable. Les h\u00e9ritiers mineurs doivent \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9s par leur repr\u00e9sentant l\u00e9gal, avec parfois l&#8217;autorisation du juge des tutelles. Les majeurs prot\u00e9g\u00e9s (sous tutelle ou curatelle) n\u00e9cessitent l&#8217;intervention de leur protecteur juridique et, selon les cas, l&#8217;accord du juge des tutelles. L&#8217;absence de ces autorisations peut entra\u00eener la nullit\u00e9 du partage.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;inventaire complet de la succession<\/strong> doit \u00eatre \u00e9tabli avant toute n\u00e9gociation. Cet \u00e9tat pr\u00e9cis comprend l&#8217;ensemble des actifs (biens immobiliers, comptes bancaires, placements, meubles de valeur) et des passifs (dettes, frais fun\u00e9raires, imp\u00f4ts). Sans cette vision exhaustive du patrimoine \u00e0 partager, les h\u00e9ritiers ne peuvent n\u00e9gocier sur des bases fiables.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;\u00e9valuation objective des biens<\/strong> repr\u00e9sente un autre pr\u00e9requis fondamental. Pour les biens immobiliers notamment, il est vivement recommand\u00e9 de faire appel \u00e0 un expert immobilier ind\u00e9pendant. Des \u00e9valuations divergentes constituent une source majeure de conflit et peuvent faire \u00e9chouer un partage qui semblait pourtant bien engag\u00e9.<\/p>\n<p><strong>La volont\u00e9 commune de dialogue et de compromis<\/strong> demeure essentielle. Le partage amiable n\u00e9cessite que chacun accepte de faire preuve de flexibilit\u00e9, d&#8217;\u00e9couter les besoins des autres h\u00e9ritiers et de rechercher des solutions \u00e9quilibr\u00e9es. Sans cet \u00e9tat d&#8217;esprit collaboratif, m\u00eame en pr\u00e9sence de tous les \u00e9l\u00e9ments techniques, le processus risque de s&#8217;enliser dans des blocages relationnels.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Les \u00e9tapes concr\u00e8tes du processus de partage amiable<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Le d\u00e9roulement d&#8217;un <strong>partage amiable indivision<\/strong> suit un processus structur\u00e9 en plusieurs phases distinctes. Comprendre ces \u00e9tapes permet aux h\u00e9ritiers d&#8217;anticiper les d\u00e9marches et d&#8217;organiser efficacement leurs n\u00e9gociations.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Phase 1 : La pr\u00e9paration et l&#8217;inventaire<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Tout commence par la <strong>d\u00e9signation d&#8217;un notaire<\/strong>, professionnel obligatoire d\u00e8s lors que la succession comprend un bien immobilier. Les h\u00e9ritiers peuvent choisir un notaire commun ou d\u00e9signer chacun leur propre notaire, qui travailleront alors en collaboration. Le notaire unique pr\u00e9sente l&#8217;avantage de simplifier les \u00e9changes et de r\u00e9duire les frais.<\/p>\n<p>Le notaire proc\u00e8de ensuite \u00e0 <strong>l&#8217;\u00e9tablissement de la d\u00e9claration de succession<\/strong> et \u00e0 l&#8217;inventaire exhaustif des biens. Cette phase implique la collecte de tous les documents : titres de propri\u00e9t\u00e9, relev\u00e9s bancaires, contrats d&#8217;assurance-vie, factures, justificatifs de dettes. Les h\u00e9ritiers doivent collaborer activement pour fournir ces informations dans les meilleurs d\u00e9lais.<\/p>\n<p>L&#8217;<strong>\u00e9valuation des biens<\/strong> intervient ensuite. Pour l&#8217;immobilier, le notaire peut s&#8217;appuyer sur les bases de donn\u00e9es notariales, mais un expert ind\u00e9pendant apporte une l\u00e9gitimit\u00e9 suppl\u00e9mentaire. Les meubles, v\u00e9hicules et objets de valeur doivent \u00e9galement \u00eatre estim\u00e9s, parfois par des commissaires-priseurs sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Phase 2 : La n\u00e9gociation entre h\u00e9ritiers<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Une fois l&#8217;inventaire \u00e9tabli et les biens \u00e9valu\u00e9s, d\u00e9bute la <strong>phase cruciale de n\u00e9gociation<\/strong>. Les h\u00e9ritiers se r\u00e9unissent, id\u00e9alement en pr\u00e9sence du notaire qui joue un r\u00f4le de conseil et de garant juridique, pour discuter de la r\u00e9partition des biens.<\/p>\n<p>Chacun exprime ses <strong>pr\u00e9f\u00e9rences concernant l&#8217;attribution des biens<\/strong>. Un h\u00e9ritier peut souhaiter conserver la maison familiale, un autre privil\u00e9gier les liquidit\u00e9s, un troisi\u00e8me s&#8217;int\u00e9resser aux placements financiers. Ces discussions doivent aboutir \u00e0 une r\u00e9partition respectant les droits de chaque h\u00e9ritier selon sa part successorale.<\/p>\n<p>Lorsque les biens ne peuvent \u00eatre divis\u00e9s mat\u00e9riellement (une maison unique, par exemple), plusieurs solutions existent : <strong>l&#8217;attribution \u00e0 un h\u00e9ritier avec soulte<\/strong> (compensation financi\u00e8re vers\u00e9e aux autres), la <strong>vente du bien et le partage du produit<\/strong>, ou le <strong>maintien temporaire en indivision<\/strong> de certains biens seulement.<\/p>\n<p>Cette phase n\u00e9cessite souvent plusieurs r\u00e9unions et peut b\u00e9n\u00e9ficier de l&#8217;intervention d&#8217;un <strong>m\u00e9diateur familial<\/strong> lorsque les positions semblent difficilement conciliables. Le notaire peut \u00e9galement proposer diff\u00e9rents sc\u00e9narios de partage pour faciliter le consensus.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Phase 3 : La formalisation par acte notari\u00e9<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Une fois l&#8217;accord trouv\u00e9, le notaire r\u00e9dige le <strong>projet d&#8217;acte de partage<\/strong>. Ce document juridique d\u00e9taille pr\u00e9cis\u00e9ment la composition des lots attribu\u00e9s \u00e0 chaque h\u00e9ritier, les \u00e9ventuelles soultes, et toutes les modalit\u00e9s pratiques du partage. Les h\u00e9ritiers re\u00e7oivent ce projet pour lecture et peuvent demander des modifications si n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s validation du projet par tous les h\u00e9ritiers, intervient la <strong>signature de l&#8217;acte authentique de partage<\/strong>. Tous les h\u00e9ritiers doivent \u00eatre pr\u00e9sents chez le notaire ou repr\u00e9sent\u00e9s par procuration. Cette signature marque la fin officielle de l&#8217;indivision et le transfert de propri\u00e9t\u00e9 individuelle de chaque bien \u00e0 son attributaire.<\/p>\n<p>Le notaire proc\u00e8de ensuite aux <strong>formalit\u00e9s de publicit\u00e9<\/strong> : enregistrement de l&#8217;acte aux imp\u00f4ts, publication au service de publicit\u00e9 fonci\u00e8re pour les biens immobiliers, et radiation \u00e9ventuelle des mentions d&#8217;indivision. Ces d\u00e9marches conf\u00e8rent au partage son opposabilit\u00e9 aux tiers et s\u00e9curisent juridiquement les nouveaux propri\u00e9taires.<\/p>\n<p>Enfin, le notaire organise le <strong>r\u00e8glement des comptes<\/strong> : paiement des soultes entre h\u00e9ritiers, r\u00e8glement des dettes de la succession, et versement de ses \u00e9moluments. Chaque h\u00e9ritier re\u00e7oit une copie authentique de l&#8217;acte de partage, document qu&#8217;il conservera pr\u00e9cieusement comme titre de propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Frais de notaire et co\u00fbts du partage amiable d&#8217;indivision<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Les aspects financiers du <strong>partage amiable indivision<\/strong> constituent une pr\u00e9occupation l\u00e9gitime des h\u00e9ritiers. Comprendre la structure des co\u00fbts permet d&#8217;anticiper le budget n\u00e9cessaire et de comparer avec les frais d&#8217;un partage judiciaire.<\/p>\n<p><strong>Les \u00e9moluments du notaire pour un partage amiable<\/strong> sont r\u00e9glement\u00e9s par un tarif national fix\u00e9 par d\u00e9cret. En 2026, ils sont calcul\u00e9s selon un bar\u00e8me d\u00e9gressif appliqu\u00e9 sur l&#8217;actif brut partag\u00e9 (valeur totale des biens avant d\u00e9duction des dettes) : 4,931% jusqu&#8217;\u00e0 6 500 \u20ac, 2,034% de 6 500 \u20ac \u00e0 17 000 \u20ac, 1,356% de 17 000 \u20ac \u00e0 60 000 \u20ac, et 1,017% au-del\u00e0 de 60 000 \u20ac.<\/p>\n<p>Pour une succession d&#8217;une valeur de 200 000 \u20ac, les \u00e9moluments du notaire s&#8217;\u00e9l\u00e8vent ainsi \u00e0 environ 2 500 \u20ac hors taxes. \u00c0 ces \u00e9moluments s&#8217;ajoutent les <strong>d\u00e9bours<\/strong> (frais avanc\u00e9s par le notaire pour obtenir divers documents : extraits cadastraux, \u00e9tats hypoth\u00e9caires, etc.), g\u00e9n\u00e9ralement de 300 \u00e0 800 \u20ac, et les <strong>droits et taxes<\/strong> vers\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00c9tat.<\/p>\n<p><strong>La taxe de publicit\u00e9 fonci\u00e8re<\/strong> constitue le poste fiscal principal. Pour un partage pur et simple (sans soulte), elle s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 2,5% de la valeur des biens immobiliers en 2026, avec un taux r\u00e9duit \u00e0 1,1% dans certains d\u00e9partements. Lorsque le partage comporte une soulte sup\u00e9rieure \u00e0 la part successorale de l&#8217;attributaire, des droits de mutation peuvent s&#8217;appliquer sur la fraction exc\u00e9dentaire.<\/p>\n<p><strong>Comparaison avec le partage judiciaire<\/strong> : un partage amiable co\u00fbte significativement moins cher qu&#8217;une proc\u00e9dure judiciaire. Cette derni\u00e8re engendre des honoraires d&#8217;avocat (souvent 3 000 \u00e0 8 000 \u20ac par h\u00e9ritier), les frais d&#8217;un notaire commis par le tribunal, les honoraires d&#8217;experts judiciaires, et les frais de justice. Au total, un partage judiciaire peut co\u00fbter 2 \u00e0 3 fois plus cher qu&#8217;un partage amiable, sans compter la dur\u00e9e (souvent 2 \u00e0 5 ans) qui g\u00e9n\u00e8re des frais de conservation et de gestion des biens indivis.<\/p>\n<p><strong>Qui paie ces frais ?<\/strong> Les frais de partage constituent normalement une charge de l&#8217;indivision, donc support\u00e9e par tous les h\u00e9ritiers proportionnellement \u00e0 leurs droits. Ils sont g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9lev\u00e9s sur l&#8217;actif successoral avant r\u00e9partition. Toutefois, les h\u00e9ritiers peuvent convenir d&#8217;une r\u00e9partition diff\u00e9rente dans leur accord amiable.<\/p>\n<p>Certains h\u00e9ritiers peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de <strong>l&#8217;aide juridictionnelle<\/strong> pour financer leur participation si leurs ressources sont limit\u00e9es, bien que cette aide soit plus rarement accord\u00e9e pour les partages amiables que pour les proc\u00e9dures judiciaires. Il convient de se renseigner aupr\u00e8s du notaire sur les possibilit\u00e9s de facilit\u00e9s de paiement ou d&#8217;\u00e9chelonnement des frais.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Le r\u00f4le essentiel de la m\u00e9diation dans le partage amiable<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Face aux tensions familiales qui accompagnent souvent les successions, la <strong>m\u00e9diation successorale<\/strong> s&#8217;affirme en 2026 comme un outil pr\u00e9cieux pour faciliter le <strong>succession partage amiable<\/strong>. Cette d\u00e9marche volontaire permet de d\u00e9nouer les blocages relationnels avant qu&#8217;ils ne compromettent d\u00e9finitivement la solution amiable.<\/p>\n<p><strong>Qu&#8217;est-ce que la m\u00e9diation successorale ?<\/strong> Il s&#8217;agit d&#8217;un processus structur\u00e9 par lequel un tiers impartial et form\u00e9 aux techniques de communication facilite le dialogue entre les h\u00e9ritiers. Le m\u00e9diateur, contrairement au notaire, ne donne pas de conseils juridiques mais aide les parties \u00e0 exprimer leurs besoins, \u00e0 comprendre ceux des autres, et \u00e0 construire ensemble des solutions acceptables par tous.<\/p>\n<p>La m\u00e9diation intervient particuli\u00e8rement lorsque les <strong>conflits relationnels<\/strong> prennent le pas sur les questions patrimoniales : ranc\u0153urs anciennes, sentiment d&#8217;injustice, rivalit\u00e9s fraternelles, reproches concernant les soins apport\u00e9s au d\u00e9funt. Ces dimensions \u00e9motionnelles, que le cadre juridique peine \u00e0 traiter, trouvent dans la m\u00e9diation un espace d&#8217;expression et de r\u00e9solution.<\/p>\n<p><strong>Comment se d\u00e9roule une m\u00e9diation ?<\/strong> Apr\u00e8s une s\u00e9ance d&#8217;information individuelle avec chaque h\u00e9ritier, le m\u00e9diateur organise des rencontres collectives dans un cadre confidentiel et neutre. Les s\u00e9ances, g\u00e9n\u00e9ralement au nombre de 3 \u00e0 6, permettent d&#8217;explorer les positions de chacun, d&#8217;identifier les int\u00e9r\u00eats r\u00e9els sous-jacents aux revendications, et de g\u00e9n\u00e9rer des options cr\u00e9atives de partage.<\/p>\n<p>Le m\u00e9diateur veille au <strong>respect de certains principes fondamentaux<\/strong> : neutralit\u00e9 et impartialit\u00e9, confidentialit\u00e9 totale des \u00e9changes, libert\u00e9 de participation (chacun peut se retirer \u00e0 tout moment), et autod\u00e9termination (ce sont les h\u00e9ritiers qui d\u00e9cident, pas le m\u00e9diateur). Cette posture favorise l&#8217;\u00e9mergence d&#8217;accords authentiques et durables.<\/p>\n<p><strong>Les avantages concrets de la m\u00e9diation<\/strong> sont multiples. Elle permet souvent de r\u00e9duire consid\u00e9rablement les d\u00e9lais de partage, de pr\u00e9server les relations familiales au-del\u00e0 de la succession, et d&#8217;aboutir \u00e0 des solutions plus cr\u00e9atives que celles impos\u00e9es par un juge. Elle co\u00fbte \u00e9galement nettement moins cher qu&#8217;une proc\u00e9dure judiciaire contentieuse : entre 150 et 250 \u20ac par heure de m\u00e9diation, partag\u00e9s entre les participants.<\/p>\n<p>En 2026, de nombreux notaires recommandent syst\u00e9matiquement la m\u00e9diation d\u00e8s qu&#8217;ils per\u00e7oivent des tensions entre h\u00e9ritiers. Certaines \u00e9tudes notariales ont m\u00eame d\u00e9velopp\u00e9 des <strong>partenariats avec des m\u00e9diateurs sp\u00e9cialis\u00e9s<\/strong> en droit des successions, cr\u00e9ant ainsi un parcours int\u00e9gr\u00e9 partage-m\u00e9diation particuli\u00e8rement efficace.<\/p>\n<p>Il est important de noter que la m\u00e9diation ne remplace pas le notaire mais le compl\u00e8te. Une fois l&#8217;accord trouv\u00e9 en m\u00e9diation sur les principes de r\u00e9partition, le notaire intervient pour v\u00e9rifier la conformit\u00e9 juridique et formaliser l&#8217;accord dans l&#8217;acte de partage authentique.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Que faire si un h\u00e9ritier refuse de signer l&#8217;acte de partage ?<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Malgr\u00e9 tous les efforts de conciliation, il arrive qu&#8217;un h\u00e9ritier refuse de consentir au <strong>partage amiable succession<\/strong>. Cette situation, source d&#8217;angoisse pour les autres co-indivisaires, n&#8217;est heureusement pas une impasse d\u00e9finitive. Plusieurs recours et alternatives existent selon les motifs du refus.<\/p>\n<p><strong>Comprendre d&#8217;abord les raisons du blocage<\/strong> constitue la premi\u00e8re d\u00e9marche. Un h\u00e9ritier peut refuser pour des motifs l\u00e9gitimes : d\u00e9saccord sur l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;un bien, contestation de certaines donations ant\u00e9rieures, d\u00e9couverte de nouveaux \u00e9l\u00e9ments d&#8217;actif, ou simplement besoin de plus de temps pour r\u00e9fl\u00e9chir. D&#8217;autres motifs sont plus probl\u00e9matiques : volont\u00e9 de nuire, strat\u00e9gie pour obtenir des avantages indus, ou impossibilit\u00e9 mat\u00e9rielle de signer (h\u00e9ritier introuvable).<\/p>\n<p><strong>La reprise des n\u00e9gociations<\/strong> s&#8217;impose lorsque le blocage repose sur un d\u00e9saccord de fond. Une nouvelle r\u00e9union avec le notaire permet souvent de clarifier les malentendus, de fournir des explications juridiques compl\u00e9mentaires, ou d&#8217;ajuster certaines modalit\u00e9s du partage. La proposition d&#8217;une contre-expertise pour les biens litigieux peut \u00e9galement d\u00e9bloquer la situation.<\/p>\n<p>Si les n\u00e9gociations directes \u00e9chouent, le <strong>recours \u00e0 la m\u00e9diation<\/strong> devient pertinent. Comme \u00e9voqu\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, l&#8217;intervention d&#8217;un m\u00e9diateur professionnel permet souvent de surmonter les blocages relationnels et de trouver des compromis acceptables. Cette \u00e9tape repr\u00e9sente la derni\u00e8re tentative amiable avant la voie judiciaire.<\/p>\n<p><strong>Le partage judiciaire : l&#8217;ultime recours<\/strong>. Lorsque toutes les tentatives amiables ont \u00e9chou\u00e9, tout h\u00e9ritier peut saisir le tribunal judiciaire pour demander le partage forc\u00e9. L&#8217;article 815 du Code civil est clair : &#8216;Nul ne peut \u00eatre contraint \u00e0 demeurer dans l&#8217;indivision et le partage peut toujours \u00eatre provoqu\u00e9&#8217;. Le juge d\u00e9signera alors un notaire commis et, si n\u00e9cessaire, un juge-commissaire pour organiser le partage.<\/p>\n<p>La proc\u00e9dure judiciaire se d\u00e9roule en plusieurs phases : assignation des co-indivisaires, tentative de conciliation par le juge, \u00e9tablissement des op\u00e9rations de compte et rapport par le notaire commis, homologation ou jugement de partage. Cette proc\u00e9dure dure en moyenne 2 \u00e0 4 ans et g\u00e9n\u00e8re des co\u00fbts importants pour tous.<\/p>\n<p><strong>Quels risques pour l&#8217;h\u00e9ritier r\u00e9calcitrant ?<\/strong> Un h\u00e9ritier qui bloque abusivement le partage sans motif l\u00e9gitime s&#8217;expose \u00e0 plusieurs cons\u00e9quences. Il peut \u00eatre condamn\u00e9 \u00e0 verser des <strong>dommages et int\u00e9r\u00eats<\/strong> aux autres h\u00e9ritiers pour le pr\u00e9judice caus\u00e9 par son obstruction. Le juge peut \u00e9galement lui imposer le paiement d&#8217;une <strong>indemnit\u00e9 d&#8217;occupation<\/strong> s&#8217;il occupe seul un bien indivis, ou d&#8217;une indemnit\u00e9 pour <strong>jouissance privative<\/strong> d&#8217;un bien dont il tire seul profit.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l&#8217;h\u00e9ritier r\u00e9calcitrant devra supporter sa part des <strong>frais de conservation et de gestion<\/strong> des biens indivis pendant toute la dur\u00e9e du blocage, frais qui s&#8217;accumulent rapidement. Enfin, dans le partage judiciaire, il perdra toute possibilit\u00e9 de n\u00e9gocier l&#8217;attribution des biens selon ses pr\u00e9f\u00e9rences : c&#8217;est le juge qui d\u00e9cidera, souvent en ordonnant la vente des biens et le partage du prix.<\/p>\n<p><strong>Solutions alternatives au partage complet<\/strong> : lorsque le blocage ne concerne que certains biens, un <strong>partage partiel<\/strong> reste possible. Les h\u00e9ritiers d&#8217;accord peuvent partager les biens non contest\u00e9s et maintenir l&#8217;indivision uniquement sur les biens litigieux. Cette solution permet de d\u00e9bloquer la situation pour l&#8217;essentiel du patrimoine tout en laissant du temps pour r\u00e9soudre les points de d\u00e9saccord.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Risques juridiques et pr\u00e9cautions essentielles lors du partage amiable<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Bien que le <strong>partage amiable indivision<\/strong> soit une proc\u00e9dure plus simple que le partage judiciaire, elle n&#8217;est pas d\u00e9nu\u00e9e de risques juridiques. Une vigilance particuli\u00e8re s&#8217;impose pour \u00e9viter les erreurs qui pourraient compromettre la validit\u00e9 du partage ou g\u00e9n\u00e9rer des contentieux ult\u00e9rieurs.<\/p>\n<p><strong>Le risque de sous-\u00e9valuation des biens<\/strong> constitue l&#8217;\u00e9cueil le plus fr\u00e9quent. Lorsque les h\u00e9ritiers s&#8217;accordent sur des valeurs trop basses pour minimiser les frais de notaire et la taxe de publicit\u00e9 fonci\u00e8re, ils s&#8217;exposent \u00e0 un <strong>redressement fiscal<\/strong>. L&#8217;administration fiscale dispose d&#8217;un d\u00e9lai de 6 ans pour contester les \u00e9valuations et r\u00e9clamer les droits compl\u00e9mentaires assortis de p\u00e9nalit\u00e9s pouvant atteindre 40% des sommes \u00e9lud\u00e9es.<\/p>\n<p>Une sous-\u00e9valuation importante peut \u00e9galement constituer une <strong>l\u00e9sion<\/strong> pour l&#8217;h\u00e9ritier recevant le bien sous-\u00e9valu\u00e9 dans son lot. Si la diff\u00e9rence de valeur exc\u00e8de le quart de sa part successorale, un autre h\u00e9ritier peut intenter une action en rescision pour l\u00e9sion dans les 5 ans du partage, entra\u00eenant l&#8217;annulation de celui-ci.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;omission de biens ou de dettes<\/strong> repr\u00e9sente un autre risque majeur. D\u00e9couvrir apr\u00e8s le partage l&#8217;existence d&#8217;un compte bancaire, d&#8217;un placement ou d&#8217;une dette non comptabilis\u00e9s oblige \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 un <strong>partage compl\u00e9mentaire<\/strong>, op\u00e9ration complexe et co\u00fbteuse. D&#8217;o\u00f9 l&#8217;importance d&#8217;un inventaire exhaustif et de recherches approfondies avant de finaliser le partage.<\/p>\n<p><strong>Le non-respect des r\u00e8gles de rapport \u00e0 succession<\/strong> peut \u00e9galement vicier le partage. Les donations ant\u00e9rieures consenties par le d\u00e9funt \u00e0 certains h\u00e9ritiers doivent, sauf dispense de rapport, \u00eatre r\u00e9int\u00e9gr\u00e9es fictivement dans la masse \u00e0 partager pour calculer les droits de chacun. Omettre ce rapport ou le calculer incorrectement cr\u00e9e un d\u00e9s\u00e9quilibre pr\u00e9judiciable aux h\u00e9ritiers non gratifi\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Les pr\u00e9cautions indispensables<\/strong> pour s\u00e9curiser votre partage amiable sont les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Faire appel \u00e0 un notaire comp\u00e9tent<\/strong> : m\u00eame si vous \u00eates tous d&#8217;accord, le notaire apporte son expertise juridique et fiscale indispensable. Ne tentez jamais un partage sous seing priv\u00e9 pour un patrimoine comportant de l&#8217;immobilier.<\/li>\n<li><strong>Exiger des \u00e9valuations professionnelles<\/strong> : pour tous les biens significatifs, faites appel \u00e0 des experts ind\u00e9pendants (agents immobiliers, commissaires-priseurs, experts-comptables pour les parts sociales).<\/li>\n<li><strong>Effectuer des recherches exhaustives<\/strong> : consultez le fichier FICOVIE pour les contrats d&#8217;assurance-vie, le fichier central des testaments (FCDDV), interrogez toutes les banques potentielles.<\/li>\n<li><strong>Documenter toutes les donations ant\u00e9rieures<\/strong> : rassemblez les actes notari\u00e9s de donation, les attestations de dons manuels, pour permettre au notaire de calculer correctement les rapports.<\/li>\n<li><strong>Pr\u00e9voir les clauses protectrices<\/strong> : garantie des lots, clause de retour conventionnel, modalit\u00e9s de paiement des soultes avec garanties.<\/li>\n<li><strong>Prendre le temps n\u00e9cessaire<\/strong> : ne pr\u00e9cipitez pas la signature sous la pression. Mieux vaut prolonger l&#8217;indivision de quelques mois que de signer un partage d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 que vous regretterez.<\/li>\n<li><strong>Conserver pr\u00e9cieusement l&#8217;acte de partage<\/strong> : ce document constitue votre titre de propri\u00e9t\u00e9 d\u00e9finitif. Gardez-en plusieurs copies dans des lieux diff\u00e9rents.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Le droit de contester le partage<\/strong> existe dans certaines situations. Une action en nullit\u00e9 peut \u00eatre intent\u00e9e en cas de vice du consentement (violence, dol, erreur), d&#8217;incapacit\u00e9 d&#8217;un copartageant, ou de non-respect des formes l\u00e9gales. Le d\u00e9lai est g\u00e9n\u00e9ralement de 5 ans \u00e0 compter de la d\u00e9couverte du vice. Une action en compl\u00e9ment de part peut \u00eatre exerc\u00e9e en cas d&#8217;omission d&#8217;un bien ou d&#8217;une dette, sans limitation de dur\u00e9e si la dissimulation est frauduleuse.<\/p>\n<p>Ces risques ne doivent pas vous dissuader du partage amiable, qui reste la meilleure solution dans l&#8217;immense majorit\u00e9 des cas. Ils doivent simplement vous inciter \u00e0 la prudence, \u00e0 la transparence totale, et \u00e0 vous entourer de professionnels comp\u00e9tents pour s\u00e9curiser l&#8217;op\u00e9ration.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Les alternatives au partage imm\u00e9diat : maintien conventionnel et d\u00e9membrement<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Le <strong>partage amiable succession<\/strong> n&#8217;est pas toujours la solution optimale ou imm\u00e9diatement r\u00e9alisable. Dans certaines situations, les h\u00e9ritiers ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 explorer des alternatives qui permettent de sortir partiellement de l&#8217;indivision ou de l&#8217;organiser durablement.<\/p>\n<p><strong>Le maintien conventionnel en indivision<\/strong> constitue une premi\u00e8re alternative. L&#8217;article 815-1 du Code civil autorise les co-indivisaires \u00e0 conclure une convention d&#8217;indivision pour une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e (maximum 5 ans, renouvelable) ou ind\u00e9termin\u00e9e. Ce contrat, \u00e9tabli par acte notari\u00e9, organise les r\u00e8gles de gestion de l&#8217;indivision : r\u00e9partition des charges, modalit\u00e9s de prise de d\u00e9cision, r\u00e9mun\u00e9ration d&#8217;un g\u00e9rant \u00e9ventuel.<\/p>\n<p>Cette solution pr\u00e9sente plusieurs avantages : elle permet de <strong>conserver temporairement un bien<\/strong> (la maison familiale pour que les enfants mineurs puissent y terminer leur scolarit\u00e9), d&#8217;attendre une <strong>am\u00e9lioration du march\u00e9 immobilier<\/strong> pour vendre dans de meilleures conditions, ou de diff\u00e9rer le partage pour des raisons fiscales (attente de la fin d&#8217;un d\u00e9membrement de propri\u00e9t\u00e9 par exemple).<\/p>\n<p><strong>Le partage avec maintien de l&#8217;indivision sur certains biens<\/strong> repr\u00e9sente une solution hybride. Les h\u00e9ritiers partagent les biens pour lesquels ils sont d&#8217;accord et maintiennent en indivision organis\u00e9e les biens qui posent probl\u00e8me. Cette approche pragmatique permet de d\u00e9bloquer l&#8217;essentiel de la situation sans attendre la r\u00e9solution de tous les points de d\u00e9saccord.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;attribution pr\u00e9f\u00e9rentielle<\/strong> permet \u00e0 un h\u00e9ritier de se voir attribuer certains biens en priorit\u00e9 : l&#8217;entreprise qu&#8217;il exploitait avec le d\u00e9funt, le logement qu&#8217;il occupait, ou des biens professionnels. Cette attribution, pr\u00e9vue par les articles 831 et suivants du Code civil, se fait g\u00e9n\u00e9ralement moyennant le versement d&#8217;une soulte aux autres h\u00e9ritiers. Elle \u00e9vite le morcellement de certains biens essentiels.<\/p>\n<p><strong>Le d\u00e9membrement de propri\u00e9t\u00e9<\/strong> offre \u00e9galement des possibilit\u00e9s int\u00e9ressantes. Plut\u00f4t que de vendre l&#8217;unique bien immobilier que plusieurs h\u00e9ritiers convoitent, il est possible de l&#8217;attribuer en nue-propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 certains et en usufruit \u00e0 d&#8217;autres. Le nu-propri\u00e9taire d\u00e9tient le capital mais ne peut jouir du bien, tandis que l&#8217;usufruitier en a la jouissance (habitation ou perception des loyers) sans en \u00eatre propri\u00e9taire.<\/p>\n<p>Cette solution convient particuli\u00e8rement lorsqu&#8217;un <strong>h\u00e9ritier souhaite habiter le bien<\/strong> (il re\u00e7oit l&#8217;usufruit) tandis que d&#8217;autres privil\u00e9gient l&#8217;investissement patrimonial \u00e0 long terme (ils re\u00e7oivent la nue-propri\u00e9t\u00e9, qui s&#8217;appr\u00e9cie avec le temps et ne supporte pas de fiscalit\u00e9 locative). \u00c0 l&#8217;extinction de l&#8217;usufruit (g\u00e9n\u00e9ralement au d\u00e9c\u00e8s de l&#8217;usufruitier), les nus-propri\u00e9taires deviennent pleins propri\u00e9taires automatiquement.<\/p>\n<p><strong>La vente \u00e0 un h\u00e9ritier<\/strong> constitue une autre alternative au partage classique. Un h\u00e9ritier rach\u00e8te les parts des autres dans l&#8217;indivision, devenant ainsi seul propri\u00e9taire du bien. Cette op\u00e9ration n\u00e9cessite toutefois que l&#8217;acqu\u00e9reur dispose des fonds n\u00e9cessaires ou obtienne un financement bancaire, ce qui n&#8217;est pas toujours possible.<\/p>\n<p>Ces alternatives doivent \u00eatre <strong>examin\u00e9es avec le notaire<\/strong> qui en \u00e9valuera la pertinence au regard de votre situation sp\u00e9cifique et en calculera les implications fiscales. Chaque solution pr\u00e9sente des avantages et des inconv\u00e9nients qu&#8217;il convient de peser soigneusement avant de prendre une d\u00e9cision.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Aspects fiscaux du partage amiable : optimisation et pi\u00e8ges \u00e0 \u00e9viter<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>La dimension fiscale du <strong>partage amiable indivision<\/strong> m\u00e9rite une attention particuli\u00e8re, car les choix effectu\u00e9s lors du partage peuvent avoir des cons\u00e9quences financi\u00e8res significatives, imm\u00e9diates ou diff\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Les droits de partage<\/strong> constituent la taxation principale du partage lui-m\u00eame. En 2026, le taux applicable est de 2,5% de l&#8217;actif net partag\u00e9 (ou 1,8% pour certains partages avec soulte limit\u00e9e). Ces droits sont dus par tous les h\u00e9ritiers proportionnellement \u00e0 leurs parts. Ils s&#8217;appliquent uniquement sur la valeur nette (actif moins dettes), contrairement aux \u00e9moluments du notaire calcul\u00e9s sur l&#8217;actif brut.<\/p>\n<p>Toutefois, des <strong>exon\u00e9rations ou r\u00e9ductions<\/strong> existent dans certaines situations : les partages purement d\u00e9claratifs (qui constatent simplement une situation existante sans modification), les attributions pr\u00e9f\u00e9rentielles sous certaines conditions, ou les partages concernant des biens professionnels b\u00e9n\u00e9ficiant de r\u00e9gimes de faveur.<\/p>\n<p><strong>La question des soultes<\/strong> n\u00e9cessite une vigilance particuli\u00e8re. Lorsqu&#8217;un h\u00e9ritier re\u00e7oit dans son lot des biens d&#8217;une valeur sup\u00e9rieure \u00e0 ses droits et verse une soulte compensatrice aux autres, cette soulte peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une vente si elle d\u00e9passe ses droits successoraux. Dans ce cas, la fraction exc\u00e9dentaire supporte les <strong>droits de mutation \u00e0 titre on\u00e9reux<\/strong> (environ 5,8% en moyenne selon les d\u00e9partements), bien plus \u00e9lev\u00e9s que les simples droits de partage.<\/p>\n<p>Par exemple, si un h\u00e9ritier ayant droit \u00e0 30% de la succession re\u00e7oit un bien repr\u00e9sentant 50% et verse une soulte de 20%, cette soulte sera int\u00e9gralement tax\u00e9e comme une vente. Pour \u00e9viter cette requalification co\u00fbteuse, il convient de <strong>structurer le partage<\/strong> de mani\u00e8re \u00e0 limiter les soultes ou \u00e0 les justifier par d&#8217;autres \u00e9l\u00e9ments (rapport de donations, attribution de dettes).<\/p>\n<p><strong>L&#8217;imp\u00f4t sur la plus-value immobili\u00e8re<\/strong> ne s&#8217;applique pas au partage lui-m\u00eame, consid\u00e9r\u00e9 comme une simple r\u00e9partition de biens d\u00e9j\u00e0 d\u00e9tenus. Cependant, si le partage s&#8217;accompagne d&#8217;une vente (notamment lorsqu&#8217;un bien est vendu et le prix partag\u00e9), la plus-value \u00e9ventuelle sera tax\u00e9e selon les r\u00e8gles habituelles : 36,2% sur la diff\u00e9rence entre le prix de vente et la valeur d&#8217;acquisition par le d\u00e9funt (apr\u00e8s abattement pour dur\u00e9e de d\u00e9tention).<\/p>\n<p>Il existe toutefois une <strong>exon\u00e9ration importante<\/strong> : la r\u00e9sidence principale du d\u00e9funt au moment du d\u00e9c\u00e8s \u00e9chappe \u00e0 la taxe sur la plus-value si elle est vendue par les h\u00e9ritiers, \u00e0 condition que la vente intervienne dans un <strong>d\u00e9lai raisonnable<\/strong> apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s. La jurisprudence consid\u00e8re g\u00e9n\u00e9ralement qu&#8217;un d\u00e9lai inf\u00e9rieur \u00e0 2 ans est raisonnable.<\/p>\n<p><strong>Les strat\u00e9gies d&#8217;optimisation fiscale<\/strong> dans le cadre d&#8217;un partage amiable incluent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le calendrier du partage<\/strong> : choisir le bon moment pour partager peut permettre de b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;abattements fiscaux maximaux ou d&#8217;\u00e9viter des taxations cumulatives.<\/li>\n<li><strong>L&#8217;attribution strat\u00e9gique des biens<\/strong> : attribuer les biens \u00e0 plus fort potentiel de plus-value aux h\u00e9ritiers dans les tranches d&#8217;imposition les plus favorables ou ayant l&#8217;intention de conserver longtemps les biens.<\/li>\n<li><strong>Le s\u00e9quen\u00e7age partage-donation<\/strong> : dans certaines situations complexes, il peut \u00eatre fiscalement avantageux de proc\u00e9der d&#8217;abord au partage de la succession, puis \u00e0 des donations entre h\u00e9ritiers pour ajuster d\u00e9finitivement la r\u00e9partition.<\/li>\n<li><strong>L&#8217;utilisation des exon\u00e9rations professionnelles<\/strong> : les biens professionnels (entreprises, parts de soci\u00e9t\u00e9s exploit\u00e9es, biens ruraux sous certaines conditions) b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;exon\u00e9rations partielles ou totales de droits de succession et de partage sous certaines conditions de conservation.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Les pi\u00e8ges fiscaux \u00e0 \u00e9viter absolument<\/strong> comprennent la sous-\u00e9valuation manifeste des biens (qui expose \u00e0 un redressement), les soultes excessives non justifi\u00e9es (requalifi\u00e9es en vente), et les partages non \u00e9quilibr\u00e9s qui pourraient \u00eatre requalifi\u00e9s en donations d\u00e9guis\u00e9es entre h\u00e9ritiers (avec taxation aux droits de donation si les montants d\u00e9passent les abattements).<\/p>\n<p>Face \u00e0 la complexit\u00e9 croissante de la fiscalit\u00e9 successorale, il est vivement recommand\u00e9 de <strong>consulter un conseiller en gestion de patrimoine<\/strong> ou un avocat fiscaliste en compl\u00e9ment du notaire, particuli\u00e8rement lorsque la succession d\u00e9passe 500 000 \u20ac ou comporte des actifs complexes (soci\u00e9t\u00e9s, biens \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, \u0153uvres d&#8217;art).<\/p>\n<\/div>\n<div class='conclusion'>\n<p>Le <strong>partage amiable indivision<\/strong> repr\u00e9sente ind\u00e9niablement la voie royale pour sortir sereinement d&#8217;une situation successorale, \u00e0 condition d&#8217;en respecter les r\u00e8gles et de s&#8217;entourer des bons professionnels. En 2026, cette solution continue de d\u00e9montrer sa sup\u00e9riorit\u00e9 sur le partage judiciaire en termes de rapidit\u00e9, de co\u00fbt et de pr\u00e9servation des relations familiales.<\/p>\n<p>Comme nous l&#8217;avons vu tout au long de ce guide, le succ\u00e8s d&#8217;un <strong>succession partage amiable<\/strong> repose sur plusieurs piliers : une communication transparente entre h\u00e9ritiers, un inventaire exhaustif et des \u00e9valuations objectives des biens, l&#8217;accompagnement d&#8217;un notaire comp\u00e9tent, et la volont\u00e9 de chacun de privil\u00e9gier le dialogue au conflit. La m\u00e9diation peut utilement compl\u00e9ter ce dispositif lorsque les relations se tendent.<\/p>\n<p>Les h\u00e9ritiers doivent garder \u00e0 l&#8217;esprit que l&#8217;indivision successorale n&#8217;est qu&#8217;une \u00e9tape transitoire. Prolonger ind\u00fbment cette situation par manque d&#8217;initiative ou par crainte des d\u00e9saccords g\u00e9n\u00e8re des co\u00fbts, des frustrations et des risques juridiques croissants. Provoquer le <strong>partage amiable succession<\/strong> dans un d\u00e9lai raisonnable apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s constitue donc la d\u00e9cision la plus sage pour tous.<\/p>\n<p>Face \u00e0 la complexit\u00e9 des situations successorales et \u00e0 l&#8217;\u00e9volution constante du cadre juridique et fiscal, n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 solliciter l&#8217;expertise de professionnels sp\u00e9cialis\u00e9s. L&#8217;investissement dans un conseil de qualit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le toujours rentable au regard des \u00e9conomies r\u00e9alis\u00e9es et des contentieux \u00e9vit\u00e9s. Votre notaire demeure votre interlocuteur privil\u00e9gi\u00e9 pour entamer et mener \u00e0 bien cette d\u00e9marche essentielle de liquidation patrimoniale.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet 2026 sur le partage amiable d&#8217;indivision successorale : \u00e9tapes, co\u00fbts, recours et conseils pour \u00e9viter le tribunal.<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-66","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=66"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/66\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=66"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=66"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=66"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}