{"id":118,"date":"2026-05-06T06:43:25","date_gmt":"2026-05-06T06:43:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/acte-de-partage-en-indivision-procedure-obligations-et-delais\/"},"modified":"2026-05-06T06:43:25","modified_gmt":"2026-05-06T06:43:25","slug":"acte-de-partage-en-indivision-procedure-obligations-et-delais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/acte-de-partage-en-indivision-procedure-obligations-et-delais\/","title":{"rendered":"Acte de Partage en Indivision : Proc\u00e9dure, Obligations et D\u00e9lais"},"content":{"rendered":"<div class='introduction'>\n<p>Le partage d&#8217;une indivision repr\u00e9sente une \u00e9tape juridique majeure qui permet de mettre fin \u00e0 la copropri\u00e9t\u00e9 d&#8217;un bien entre plusieurs personnes. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un h\u00e9ritage, d&#8217;une acquisition commune ou d&#8217;une s\u00e9paration, <strong>l&#8217;acte de partage en indivision<\/strong> constitue le document officiel qui mat\u00e9rialise la r\u00e9partition des biens entre les co-indivisaires. En 2026, cette proc\u00e9dure ob\u00e9it \u00e0 des r\u00e8gles strictes et n\u00e9cessite g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;intervention d&#8217;un notaire pour garantir sa validit\u00e9 juridique.<\/p>\n<p>Sortir d&#8217;une indivision peut sembler complexe, notamment lorsque plusieurs h\u00e9ritiers sont concern\u00e9s ou que les int\u00e9r\u00eats divergent. Comprendre les m\u00e9canismes du <strong>partage en indivision succession<\/strong>, conna\u00eetre les diff\u00e9rentes options disponibles et anticiper les d\u00e9lais ainsi que les co\u00fbts permet d&#8217;aborder cette d\u00e9marche avec s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Cet article d\u00e9taille l&#8217;ensemble des aspects li\u00e9s \u00e0 l&#8217;acte de partage, de la proc\u00e9dure amiable aux solutions en cas de blocage, en passant par les obligations l\u00e9gales et fiscales qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un acte de partage en indivision ?<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>L&#8217;<strong>acte de partage en indivision<\/strong> est un document juridique officiel qui met fin \u00e0 la situation d&#8217;indivision en attribuant \u00e0 chaque co-indivisaire une part d\u00e9termin\u00e9e des biens communs. L&#8217;indivision d\u00e9signe la situation dans laquelle plusieurs personnes sont propri\u00e9taires ensemble d&#8217;un ou plusieurs biens, sans que leurs parts respectives soient mat\u00e9riellement divis\u00e9es.<\/p>\n<p>Cette situation peut r\u00e9sulter de diff\u00e9rentes circonstances : une succession o\u00f9 plusieurs h\u00e9ritiers se partagent le patrimoine du d\u00e9funt, un divorce ou une s\u00e9paration de concubins ayant acquis des biens en commun, ou encore un achat r\u00e9alis\u00e9 conjointement par plusieurs personnes. Dans tous ces cas, chaque indivisaire d\u00e9tient des droits sur l&#8217;ensemble des biens, proportionnellement \u00e0 sa quote-part.<\/p>\n<p>Le partage devient n\u00e9cessaire lorsque les co-indivisaires souhaitent mettre fin \u00e0 cette copropri\u00e9t\u00e9 pour diverses raisons : difficult\u00e9s de gestion commune, besoin de liquidit\u00e9s, m\u00e9sentente entre les parties, ou simplement volont\u00e9 de disposer librement de sa part. Selon l&#8217;article 815 du Code civil, <em>nul ne peut \u00eatre contraint de demeurer dans l&#8217;indivision<\/em>, ce qui signifie que chaque indivisaire peut demander le partage \u00e0 tout moment.<\/p>\n<p>L&#8217;acte de partage peut concerner diff\u00e9rents types de biens : immobiliers (maisons, appartements, terrains), mobiliers (v\u00e9hicules, meubles, objets de valeur), ou financiers (comptes bancaires, placements, parts sociales). Il pr\u00e9cise la valeur de chaque bien, les modalit\u00e9s de r\u00e9partition et les \u00e9ventuelles soultes \u00e0 verser lorsque les lots ne sont pas parfaitement \u00e9gaux.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Les diff\u00e9rentes formes d&#8217;acte de partage : amiable ou judiciaire<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Le l\u00e9gislateur pr\u00e9voit deux voies principales pour proc\u00e9der au partage d&#8217;une indivision, selon que les co-indivisaires parviennent ou non \u00e0 se mettre d&#8217;accord sur les modalit\u00e9s de r\u00e9partition.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Le partage amiable<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>L&#8217;<strong>acte de partage amiable succession<\/strong> constitue la solution privil\u00e9gi\u00e9e, tant pour sa rapidit\u00e9 que pour son co\u00fbt mod\u00e9r\u00e9. Cette proc\u00e9dure suppose l&#8217;accord unanime de tous les indivisaires sur les modalit\u00e9s du partage : \u00e9valuation des biens, composition des lots, attribution \u00e0 chacun, et \u00e9ventuelles compensations financi\u00e8res.<\/p>\n<p>Le partage amiable pr\u00e9sente de nombreux avantages. Il permet aux parties de garder la ma\u00eetrise de la r\u00e9partition, d&#8217;adapter les solutions \u00e0 leurs besoins sp\u00e9cifiques, et d&#8217;\u00e9viter les d\u00e9lais et co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 une proc\u00e9dure judiciaire. Les co-indivisaires peuvent n\u00e9gocier librement la composition des lots selon leurs pr\u00e9f\u00e9rences personnelles, leur situation familiale ou leurs projets futurs.<\/p>\n<p>Cette forme de partage n\u00e9cessite toutefois l&#8217;intervention obligatoire d&#8217;un notaire lorsque l&#8217;indivision comprend des biens immobiliers. Le notaire v\u00e9rifie la validit\u00e9 des accords, garantit l&#8217;\u00e9quilibre du partage, \u00e9tablit l&#8217;acte authentique et proc\u00e8de aux formalit\u00e9s de publicit\u00e9 fonci\u00e8re. En 2026, cette obligation notariale demeure une garantie essentielle de s\u00e9curit\u00e9 juridique pour toutes les parties.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Le partage judiciaire<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Lorsque les co-indivisaires ne parviennent pas \u00e0 s&#8217;entendre, le partage judiciaire devient la seule option. Un ou plusieurs indivisaires peuvent saisir le tribunal judiciaire pour demander le partage forc\u00e9 de l&#8217;indivision. Cette proc\u00e9dure contentieuse intervient g\u00e9n\u00e9ralement en cas de d\u00e9saccord sur l&#8217;\u00e9valuation des biens, la composition des lots, ou lorsqu&#8217;un indivisaire refuse de participer au partage.<\/p>\n<p>Le juge nomme alors un notaire commis judiciaire qui \u00e9tablit un projet de partage. Si les parties ne parviennent toujours pas \u00e0 un accord sur ce projet, le tribunal tranche les points de d\u00e9saccord et ordonne le partage selon les modalit\u00e9s qu&#8217;il d\u00e9termine. Dans certains cas, le juge peut ordonner la vente des biens aux ench\u00e8res publiques, solution souvent d\u00e9favorable car elle conduit g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 une sous-\u00e9valuation.<\/p>\n<p>Le partage judiciaire s&#8217;av\u00e8re nettement plus long (souvent plusieurs ann\u00e9es) et plus co\u00fbteux qu&#8217;un partage amiable, en raison des honoraires d&#8217;avocat obligatoires, des frais d&#8217;expertise, et des \u00e9moluments du notaire commis. Il constitue n\u00e9anmoins le recours ultime pour sortir d&#8217;une indivision bloqu\u00e9e.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Comment faire un acte de partage d&#8217;indivision : proc\u00e9dure d\u00e9taill\u00e9e<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>La r\u00e9alisation d&#8217;un <strong>acte de partage en indivision<\/strong> suit un processus structur\u00e9 en plusieurs \u00e9tapes essentielles, dont le respect garantit la validit\u00e9 et l&#8217;opposabilit\u00e9 du partage.<\/p>\n<\/div>\n<h3>\u00c9tape 1 : Inventaire et \u00e9valuation des biens<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>La premi\u00e8re phase consiste \u00e0 dresser un inventaire exhaustif de tous les biens composant l&#8217;indivision. Cette liste doit inclure les biens immobiliers, les meubles corporels, les comptes bancaires, les placements financiers, les parts sociales, ainsi que les dettes \u00e9ventuelles de l&#8217;indivision.<\/p>\n<p>Chaque bien doit ensuite \u00eatre \u00e9valu\u00e9 \u00e0 sa valeur v\u00e9nale, c&#8217;est-\u00e0-dire au prix auquel il pourrait \u00eatre vendu sur le march\u00e9 en 2026. Pour les biens immobiliers, il est fortement recommand\u00e9 de faire appel \u00e0 un expert immobilier ou \u00e0 plusieurs agences pour obtenir une estimation fiable. Les biens mobiliers de valeur (\u0153uvres d&#8217;art, bijoux, v\u00e9hicules) peuvent n\u00e9cessiter l&#8217;intervention d&#8217;experts sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation constitue souvent un point sensible, source de d\u00e9saccords entre co-indivisaires. Une \u00e9valuation objective et document\u00e9e permet d&#8217;\u00e9viter les contestations ult\u00e9rieures et facilite le consensus.<\/p>\n<\/div>\n<h3>\u00c9tape 2 : N\u00e9gociation et composition des lots<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Une fois l&#8217;inventaire \u00e9tabli et les biens \u00e9valu\u00e9s, les co-indivisaires n\u00e9gocient la composition des lots. L&#8217;objectif est de constituer des ensembles de biens \u00e9quivalents en valeur, correspondant aux droits de chacun dans l&#8217;indivision.<\/p>\n<p>Dans le cadre d&#8217;un <strong>partage en indivision succession<\/strong>, chaque h\u00e9ritier re\u00e7oit normalement une part correspondant \u00e0 ses droits successoraux. Lorsque l&#8217;\u00e9galit\u00e9 parfaite n&#8217;est pas possible (notamment avec un bien immobilier indivisible), des soultes permettent de compenser les diff\u00e9rences. La soulte est une somme d&#8217;argent vers\u00e9e par celui qui re\u00e7oit un lot de valeur sup\u00e9rieure \u00e0 ses droits.<\/p>\n<p>Les co-indivisaires peuvent \u00e9galement convenir qu&#8217;un ou plusieurs d&#8217;entre eux conservent certains biens (par exemple la maison familiale) en rachetant les parts des autres. Cette solution \u00e9vite la vente et permet de pr\u00e9server certains actifs dans la famille.<\/p>\n<\/div>\n<h3>\u00c9tape 3 : R\u00e9daction de l&#8217;acte par le notaire<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Une fois l&#8217;accord trouv\u00e9, le notaire r\u00e9dige l&#8217;acte de partage d\u00e9finitif. Ce document authentique d\u00e9taille l&#8217;ensemble des op\u00e9rations de partage : description des biens, \u00e9valuation, composition des lots attribu\u00e9s \u00e0 chacun, montant des soultes \u00e9ventuelles, et modalit\u00e9s de paiement.<\/p>\n<p>L&#8217;acte mentionne \u00e9galement l&#8217;identit\u00e9 compl\u00e8te de tous les co-indivisaires, l&#8217;origine de l&#8217;indivision (succession, achat commun, etc.), et reprend les \u00e9ventuels actes ant\u00e9rieurs (acte de notori\u00e9t\u00e9, attestation immobili\u00e8re). Le notaire s&#8217;assure que toutes les conditions l\u00e9gales sont remplies et que les int\u00e9r\u00eats de chaque partie sont prot\u00e9g\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<h3>\u00c9tape 4 : Signature et formalit\u00e9s de publicit\u00e9<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p>Tous les co-indivisaires doivent signer l&#8217;acte de partage en pr\u00e9sence du notaire. Cette signature manifeste leur consentement libre et \u00e9clair\u00e9 aux termes du partage. En 2026, certaines signatures peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es de mani\u00e8re d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9e via des outils s\u00e9curis\u00e9s, mais le notaire doit v\u00e9rifier l&#8217;identit\u00e9 et la capacit\u00e9 de chaque signataire.<\/p>\n<p>Lorsque le partage concerne des biens immobiliers, le notaire proc\u00e8de ensuite \u00e0 la publicit\u00e9 fonci\u00e8re en publiant l&#8217;acte au service de la publicit\u00e9 fonci\u00e8re comp\u00e9tent. Cette formalit\u00e9 rend le partage opposable aux tiers et met \u00e0 jour le fichier immobilier. Le d\u00e9lai de publication est g\u00e9n\u00e9ralement de quelques semaines apr\u00e8s la signature.<\/p>\n<p>Pour les autres biens (v\u00e9hicules, parts sociales), des formalit\u00e9s sp\u00e9cifiques de transfert doivent \u00eatre accomplies aupr\u00e8s des organismes concern\u00e9s : carte grise pour les v\u00e9hicules, registre du commerce pour les parts de soci\u00e9t\u00e9, etc.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Le r\u00f4le obligatoire du notaire dans le partage d&#8217;indivision<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>La question revient fr\u00e9quemment : <strong>faut-il obligatoirement passer par un notaire pour un partage ?<\/strong> La r\u00e9ponse d\u00e9pend de la nature des biens concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Lorsque l&#8217;indivision comprend au moins un bien immobilier, l&#8217;intervention d&#8217;un notaire est l\u00e9galement obligatoire. En effet, seul un acte authentique \u00e9tabli par un notaire permet de proc\u00e9der \u00e0 la publicit\u00e9 fonci\u00e8re n\u00e9cessaire pour rendre le partage opposable aux tiers. Cette obligation vise \u00e0 garantir la s\u00e9curit\u00e9 juridique des transactions immobili\u00e8res et \u00e0 prot\u00e9ger les droits de chacun.<\/p>\n<p>Le notaire joue plusieurs r\u00f4les essentiels dans cette proc\u00e9dure. Il conseille les parties sur les meilleures options juridiques et fiscales, v\u00e9rifie la validit\u00e9 des accords, s&#8217;assure de l&#8217;\u00e9quilibre du partage, r\u00e9dige l&#8217;acte dans le respect des r\u00e8gles l\u00e9gales, et accomplit toutes les formalit\u00e9s de publicit\u00e9. Son impartialit\u00e9 garantit que les int\u00e9r\u00eats de tous les co-indivisaires sont pr\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour les indivisions ne comportant que des biens mobiliers (v\u00e9hicules, comptes bancaires, meubles), le recours au notaire n&#8217;est pas strictement obligatoire. Les co-indivisaires peuvent th\u00e9oriquement \u00e9tablir un acte de partage sous signature priv\u00e9e. Toutefois, cette option pr\u00e9sente des risques juridiques importants et ne b\u00e9n\u00e9ficie pas de la force probante d&#8217;un acte authentique. En pratique, l&#8217;assistance notariale reste vivement recommand\u00e9e m\u00eame pour ces situations.<\/p>\n<p>En 2026, le notaire reste donc l&#8217;acteur central du partage d&#8217;indivision, garantissant la s\u00e9curit\u00e9 juridique et la validit\u00e9 de l&#8217;op\u00e9ration. Contrairement \u00e0 une id\u00e9e re\u00e7ue, <strong>peut-on faire un partage amiable sans avocat ?<\/strong> Oui, l&#8217;intervention d&#8217;un avocat n&#8217;est pas obligatoire pour un partage amiable, seul le notaire est indispensable pour les biens immobiliers. L&#8217;avocat devient n\u00e9cessaire uniquement en cas de partage judiciaire contentieux.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Documents n\u00e9cessaires pour \u00e9tablir l&#8217;acte de partage<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Pour permettre au notaire d&#8217;\u00e9tablir l&#8217;<strong>acte de partage en indivision<\/strong>, les co-indivisaires doivent r\u00e9unir plusieurs documents essentiels. La liste peut varier selon la nature de l&#8217;indivision, mais comprend g\u00e9n\u00e9ralement les \u00e9l\u00e9ments suivants.<\/p>\n<p><strong>Pour tous les types de partage :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Pi\u00e8ces d&#8217;identit\u00e9 en cours de validit\u00e9 de tous les co-indivisaires (carte nationale d&#8217;identit\u00e9 ou passeport)<\/li>\n<li>Justificatifs de domicile r\u00e9cents (factures, avis d&#8217;imposition)<\/li>\n<li>Livret de famille si le partage concerne une succession<\/li>\n<li>Acte de notori\u00e9t\u00e9 ou attestation de qualit\u00e9 d&#8217;h\u00e9ritier \u00e9tablissant les droits de chacun<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Pour les biens immobiliers :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Titres de propri\u00e9t\u00e9 des biens concern\u00e9s (actes d&#8217;achat, actes de donation, attestations immobili\u00e8res apr\u00e8s d\u00e9c\u00e8s)<\/li>\n<li>Diagnostics immobiliers obligatoires en cas de vente ou d&#8217;attribution (DPE, amiante, plomb, etc.)<\/li>\n<li>Estimations immobili\u00e8res ou rapports d&#8217;expertise<\/li>\n<li>Relev\u00e9s cadastraux et documents d&#8217;urbanisme<\/li>\n<li>Justificatifs de taxes fonci\u00e8res et charges de copropri\u00e9t\u00e9<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Pour les biens mobiliers :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Certificats d&#8217;immatriculation pour les v\u00e9hicules<\/li>\n<li>Relev\u00e9s de comptes bancaires et livrets d&#8217;\u00e9pargne<\/li>\n<li>Justificatifs de placements financiers et assurances-vie<\/li>\n<li>Expertises pour les objets de valeur (\u0153uvres d&#8217;art, bijoux, collections)<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Documents financiers :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Relev\u00e9s de dettes de l&#8217;indivision (pr\u00eats immobiliers, cr\u00e9dits)<\/li>\n<li>Justificatifs des frais d&#8217;indivision d\u00e9j\u00e0 pay\u00e9s par certains co-indivisaires<\/li>\n<li>Documents fiscaux (derni\u00e8re d\u00e9claration de succession le cas \u00e9ch\u00e9ant)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le notaire peut demander des documents compl\u00e9mentaires selon les sp\u00e9cificit\u00e9s de chaque dossier. La constitution d&#8217;un dossier complet d\u00e8s le d\u00e9but acc\u00e9l\u00e8re significativement la proc\u00e9dure de partage.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Combien de temps pour sortir d&#8217;une indivision : d\u00e9lais moyens<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>La question du temps n\u00e9cessaire pour finaliser un partage pr\u00e9occupe l\u00e9gitimement les co-indivisaires. <strong>Combien de temps pour sortir d&#8217;une indivision ?<\/strong> Les d\u00e9lais varient consid\u00e9rablement selon plusieurs facteurs.<\/p>\n<p><strong>Pour un partage amiable sans complications :<\/strong> Le d\u00e9lai moyen se situe entre 3 et 6 mois \u00e0 compter du premier rendez-vous chez le notaire. Ce d\u00e9lai comprend la r\u00e9union des documents, l&#8217;\u00e9valuation des biens, la n\u00e9gociation entre les parties, la r\u00e9daction de l&#8217;acte, sa signature et les formalit\u00e9s de publicit\u00e9 fonci\u00e8re.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9lai peut \u00eatre raccourci si tous les co-indivisaires sont d&#8217;accord, r\u00e9actifs, et que les documents sont rapidement rassembl\u00e9s. Certains partages simples peuvent \u00eatre finalis\u00e9s en 2 \u00e0 3 mois. \u00c0 l&#8217;inverse, des difficult\u00e9s de communication, l&#8217;\u00e9loignement g\u00e9ographique des parties, ou la complexit\u00e9 du patrimoine peuvent prolonger le processus jusqu&#8217;\u00e0 8-12 mois.<\/p>\n<p><strong>Pour un partage amiable complexe :<\/strong> Lorsque l&#8217;indivision comprend de nombreux biens, des actifs professionnels (parts de soci\u00e9t\u00e9, fonds de commerce), ou des biens \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, les d\u00e9lais s&#8217;allongent significativement. Compter entre 12 et 18 mois n&#8217;est pas rare dans ces situations, notamment en raison des expertises n\u00e9cessaires et des formalit\u00e9s multiples \u00e0 accomplir.<\/p>\n<p><strong>Pour un partage judiciaire :<\/strong> La proc\u00e9dure contentieuse est beaucoup plus longue. Entre la saisine du tribunal, la nomination du notaire commis, l&#8217;\u00e9tablissement du projet de partage, les \u00e9ventuelles expertises ordonn\u00e9es par le juge, et le jugement final, il faut g\u00e9n\u00e9ralement compter entre 2 et 4 ans. Dans les situations tr\u00e8s conflictuelles avec appels et contestations multiples, le d\u00e9lai peut d\u00e9passer 5 ans.<\/p>\n<p>En 2026, certains tribunaux judiciaires connaissent des engorgements importants, ce qui rallonge encore ces d\u00e9lais. La m\u00e9diation pr\u00e9alable, encourag\u00e9e par les juridictions, peut paradoxalement acc\u00e9l\u00e9rer le processus global en \u00e9vitant une proc\u00e9dure contentieuse longue.<\/p>\n<p><strong>Facteurs influen\u00e7ant les d\u00e9lais :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Niveau d&#8217;accord entre les co-indivisaires<\/li>\n<li>Complexit\u00e9 et valeur du patrimoine<\/li>\n<li>R\u00e9activit\u00e9 des parties dans la fourniture des documents<\/li>\n<li>N\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;expertises sp\u00e9cialis\u00e9es<\/li>\n<li>Encombrement du notaire et des tribunaux<\/li>\n<li>Pr\u00e9sence d&#8217;h\u00e9ritiers mineurs ou prot\u00e9g\u00e9s (n\u00e9cessitant l&#8217;autorisation du juge des tutelles)<\/li>\n<li>Situation g\u00e9ographique des biens et des parties<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour optimiser les d\u00e9lais, il est recommand\u00e9 de privil\u00e9gier la voie amiable, de pr\u00e9parer tous les documents en amont, de maintenir une communication constructive entre co-indivisaires, et de se faire accompagner par des professionnels comp\u00e9tents d\u00e8s le d\u00e9but de la d\u00e9marche.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Que contient un acte de partage successoral : contenu d\u00e9taill\u00e9<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>L&#8217;<strong>acte de partage en indivision<\/strong>, particuli\u00e8rement dans le cadre d&#8217;une succession, constitue un document juridique complet et pr\u00e9cis. <strong>Que contient un acte de partage successoral ?<\/strong> Voici les \u00e9l\u00e9ments essentiels qui doivent y figurer.<\/p>\n<p><strong>1. Pr\u00e9ambule et identification des parties :<\/strong> L&#8217;acte d\u00e9bute par l&#8217;identification compl\u00e8te de tous les co-indivisaires : nom, pr\u00e9noms, date et lieu de naissance, adresse, situation matrimoniale. Dans le cas d&#8217;une succession, l&#8217;acte mentionne le d\u00e9funt, la date et le lieu de son d\u00e9c\u00e8s, ainsi que le lien de parent\u00e9 avec chaque h\u00e9ritier.<\/p>\n<p><strong>2. Origine de l&#8217;indivision :<\/strong> L&#8217;acte rappelle la source de l&#8217;indivision (succession, acquisition commune, donation-partage ant\u00e9rieure) et fait r\u00e9f\u00e9rence aux actes juridiques pertinents : acte de notori\u00e9t\u00e9, d\u00e9claration de succession, acte d&#8217;achat initial, etc.<\/p>\n<p><strong>3. Droits de chaque co-indivisaire :<\/strong> Le document pr\u00e9cise la quote-part de chacun dans l&#8217;indivision, exprim\u00e9e en fraction (par exemple 1\/3, 1\/4) ou en pourcentage. Ces droits sont d\u00e9termin\u00e9s par les r\u00e8gles successorales ou les conditions d&#8217;acquisition initiale.<\/p>\n<p><strong>4. Inventaire d\u00e9taill\u00e9 des biens :<\/strong> Chaque bien faisant l&#8217;objet du partage est d\u00e9crit avec pr\u00e9cision :<\/p>\n<ul>\n<li>Pour les immeubles : adresse compl\u00e8te, superficie, description cadastrale, r\u00e9f\u00e9rences de publicit\u00e9 fonci\u00e8re, charges et servitudes \u00e9ventuelles<\/li>\n<li>Pour les meubles : description d\u00e9taill\u00e9e (marque, mod\u00e8le pour les v\u00e9hicules, caract\u00e9ristiques pour les objets de valeur)<\/li>\n<li>Pour les actifs financiers : d\u00e9signation pr\u00e9cise des comptes, placements, assurances-vie<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>5. \u00c9valuation des biens :<\/strong> Chaque bien est estim\u00e9 \u00e0 sa valeur v\u00e9nale au jour du partage. L&#8217;acte mentionne les m\u00e9thodes d&#8217;\u00e9valuation utilis\u00e9es et peut annexer les rapports d&#8217;expertise. La valorisation totale de l&#8217;indivision est \u00e9tablie.<\/p>\n<p><strong>6. Passif de l&#8217;indivision :<\/strong> Les dettes de l&#8217;indivision sont recens\u00e9es : pr\u00eats immobiliers restant dus, factures impay\u00e9es, frais d&#8217;indivision. Le partage du passif entre les co-indivisaires est pr\u00e9cis\u00e9.<\/p>\n<p><strong>7. Composition des lots :<\/strong> L&#8217;acte d\u00e9crit pr\u00e9cis\u00e9ment les lots attribu\u00e9s \u00e0 chaque co-indivisaire, avec la liste exhaustive des biens composant chaque lot et leur valeur respective. L&#8217;objectif est de constituer des lots \u00e9quivalents correspondant aux droits de chacun.<\/p>\n<p><strong>8. Soultes et compensations :<\/strong> Lorsque les lots ne sont pas parfaitement \u00e9gaux en valeur, l&#8217;acte pr\u00e9voit des soultes (sommes d&#8217;argent) pour r\u00e9tablir l&#8217;\u00e9quilibre. Les modalit\u00e9s de paiement de ces soultes sont d\u00e9taill\u00e9es : montant, d\u00e9lais, \u00e9ventuels \u00e9chelonnements, garanties.<\/p>\n<p><strong>9. Garanties et d\u00e9clarations :<\/strong> Les co-indivisaires se donnent mutuellement garantie contre les \u00e9victions et charges non d\u00e9clar\u00e9es. Ils d\u00e9clarent que les biens sont libres de toute hypoth\u00e8que, privil\u00e8ge ou saisie non mentionn\u00e9e dans l&#8217;acte.<\/p>\n<p><strong>10. Dispositions fiscales :<\/strong> L&#8217;acte mentionne le r\u00e9gime fiscal applicable au partage et les \u00e9ventuelles plus-values taxables. Le notaire indique les droits et taxes \u00e0 acquitter.<\/p>\n<p><strong>11. Clauses particuli\u00e8res :<\/strong> Des stipulations sp\u00e9cifiques peuvent \u00eatre ajout\u00e9es selon les situations : droit d&#8217;usage et d&#8217;habitation temporaire, modalit\u00e9s de remboursement d&#8217;un pr\u00eat commun, sort des meubles meublants, etc.<\/p>\n<p>L&#8217;acte se termine par les signatures de toutes les parties et du notaire, apr\u00e8s lecture et explications. En 2026, cet acte authentique b\u00e9n\u00e9ficie de la force probante attach\u00e9e aux actes notari\u00e9s et constitue le titre de propri\u00e9t\u00e9 d\u00e9finitif de chacun sur les biens qui lui sont attribu\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Frais notaire partage indivision : co\u00fbts \u00e0 pr\u00e9voir en 2026<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Les <strong>frais notaire partage indivision<\/strong> constituent un poste de d\u00e9pense important \u00e0 anticiper. En 2026, ces frais se d\u00e9composent en plusieurs \u00e9l\u00e9ments distincts, r\u00e9gis par des tarifs r\u00e9glement\u00e9s pour certains et libres pour d&#8217;autres.<\/p>\n<p><strong>1. \u00c9moluments du notaire :<\/strong> Il s&#8217;agit de la r\u00e9mun\u00e9ration proprement dite du notaire pour son travail. Pour les actes de partage, les \u00e9moluments sont proportionnels \u00e0 la valeur des biens partag\u00e9s, selon un bar\u00e8me d\u00e9gressif fix\u00e9 par d\u00e9cret :<\/p>\n<ul>\n<li>De 0 \u00e0 6 500 \u20ac : 4,837 %<\/li>\n<li>De 6 500 \u20ac \u00e0 17 000 \u20ac : 1,995 %<\/li>\n<li>De 17 000 \u20ac \u00e0 60 000 \u20ac : 1,330 %<\/li>\n<li>Au-del\u00e0 de 60 000 \u20ac : 0,998 %<\/li>\n<\/ul>\n<p>Par exemple, pour un partage portant sur des biens d&#8217;une valeur de 200 000 \u20ac, les \u00e9moluments du notaire s&#8217;\u00e9l\u00e8vent \u00e0 environ 2 300 \u20ac HT, soit environ 2 760 \u20ac TTC (TVA \u00e0 20 %).<\/p>\n<p><strong>2. Droits d&#8217;enregistrement :<\/strong> Le partage d&#8217;une succession b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un r\u00e9gime fiscal favorable. Un droit fixe de 125 \u20ac est d\u00fb pour l&#8217;enregistrement de l&#8217;acte de partage pur et simple, c&#8217;est-\u00e0-dire sans soulte ou avec des soultes ne d\u00e9passant pas 10 % de la valeur de la part de chaque co-partageant.<\/p>\n<p>En revanche, si des soultes importantes sont pr\u00e9vues, elles peuvent \u00eatre soumises \u00e0 des droits de mutation \u00e0 hauteur de 2,5 % de leur montant, sauf si elles interviennent dans les cinq ans du d\u00e9c\u00e8s dans le cadre d&#8217;une succession.<\/p>\n<p><strong>3. Contribution de s\u00e9curit\u00e9 immobili\u00e8re :<\/strong> Lorsque le partage porte sur des biens immobiliers, une taxe de publicit\u00e9 fonci\u00e8re de 0,10 % de la valeur des biens immobiliers est due pour la publication au service de la publicit\u00e9 fonci\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>4. Frais divers et d\u00e9bours :<\/strong> Ces frais couvrent les d\u00e9penses engag\u00e9es par le notaire pour le compte des parties : extraits cadastraux, copies d&#8217;actes, frais de publication, timbres fiscaux, r\u00e9mun\u00e9ration des intervenants (g\u00e9om\u00e8tres, experts). Compter environ 400 \u00e0 800 \u20ac selon la complexit\u00e9 du dossier.<\/p>\n<p><strong>5. Honoraires compl\u00e9mentaires :<\/strong> Pour certaines prestations non tarif\u00e9es (recherches complexes, d\u00e9placements multiples, n\u00e9gociations longues), le notaire peut facturer des honoraires libres, qui doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un accord pr\u00e9alable avec les clients.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9partition des frais :<\/strong> Sauf convention contraire, les frais de partage sont support\u00e9s par tous les co-indivisaires proportionnellement \u00e0 leurs droits dans l&#8217;indivision. Toutefois, les parties peuvent convenir d&#8217;une r\u00e9partition diff\u00e9rente, notamment lorsque l&#8217;un d&#8217;eux est \u00e0 l&#8217;origine de complications particuli\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Exemple chiffr\u00e9 pour 2026 :<\/strong> Pour un partage amiable d&#8217;une succession comprenant une maison \u00e9valu\u00e9e \u00e0 300 000 \u20ac et des comptes bancaires de 50 000 \u20ac, soit un actif total de 350 000 \u20ac :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c9moluments du notaire : environ 3 500 \u20ac TTC<\/li>\n<li>Droit fixe d&#8217;enregistrement : 125 \u20ac<\/li>\n<li>Contribution de s\u00e9curit\u00e9 immobili\u00e8re (0,10 % de 300 000 \u20ac) : 300 \u20ac<\/li>\n<li>Frais divers : 600 \u20ac<\/li>\n<li><strong>Total approximatif : 4 525 \u20ac<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces frais peuvent para\u00eetre \u00e9lev\u00e9s, mais ils garantissent la s\u00e9curit\u00e9 juridique de l&#8217;op\u00e9ration et restent g\u00e9n\u00e9ralement bien inf\u00e9rieurs aux co\u00fbts d&#8217;un partage judiciaire, qui cumule les frais de notaire, les honoraires d&#8217;avocat (souvent plusieurs milliers d&#8217;euros), et les frais d&#8217;expertise ordonn\u00e9s par le juge.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Cons\u00e9quences juridiques et fiscales de l&#8217;acte de partage<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>La signature de l&#8217;<strong>acte de partage en indivision<\/strong> produit des effets juridiques et fiscaux importants qu&#8217;il convient de bien comprendre avant de s&#8217;engager dans la proc\u00e9dure.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Cons\u00e9quences juridiques<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p><strong>Effet d\u00e9claratif du partage :<\/strong> Le partage a un effet d\u00e9claratif et non translatif. Cela signifie que chaque co-indivisaire est r\u00e9put\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 propri\u00e9taire exclusif des biens qui lui sont attribu\u00e9s depuis l&#8217;origine de l&#8217;indivision, et n&#8217;avoir jamais \u00e9t\u00e9 propri\u00e9taire des autres biens. Cette fiction juridique \u00e9vite les doubles mutations et simplifie les transferts.<\/p>\n<p><strong>Fin de l&#8217;indivision :<\/strong> L&#8217;acte met d\u00e9finitivement fin \u00e0 l&#8217;\u00e9tat d&#8217;indivision. Chaque ancien co-indivisaire devient plein propri\u00e9taire des biens qui lui sont attribu\u00e9s et peut en disposer librement (vendre, donner, hypoth\u00e9quer) sans avoir \u00e0 obtenir l&#8217;accord des autres.<\/p>\n<p><strong>Garantie entre copartageants :<\/strong> Les copartageants se doivent mutuellement garantie contre les \u00e9victions et troubles de jouissance qui auraient une cause ant\u00e9rieure au partage. Si un bien attribu\u00e9 \u00e0 l&#8217;un fait l&#8217;objet d&#8217;une revendication fond\u00e9e, les autres copartageants doivent l&#8217;indemniser.<\/p>\n<p><strong>Irr\u00e9vocabilit\u00e9 :<\/strong> Une fois sign\u00e9 et publi\u00e9, l&#8217;acte de partage est en principe irr\u00e9vocable. Il ne peut \u00eatre remis en cause que dans des cas exceptionnels : erreur, dol, violence, ou omission d&#8217;un bien important (partage compl\u00e9mentaire possible).<\/p>\n<p><strong>Opposabilit\u00e9 aux tiers :<\/strong> Apr\u00e8s accomplissement des formalit\u00e9s de publicit\u00e9 fonci\u00e8re, le partage est opposable aux tiers, qui ne peuvent plus contester les droits de propri\u00e9t\u00e9 de chacun sur les biens attribu\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Cons\u00e9quences fiscales<\/h3>\n<div class='section-content'>\n<p><strong>Droits de partage r\u00e9duits :<\/strong> Comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, le partage pur et simple d&#8217;une succession b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un droit fixe de 125 \u20ac en 2026, ce qui en fait une op\u00e9ration fiscalement avantageuse par rapport \u00e0 une vente classique.<\/p>\n<p><strong>Plus-values immobili\u00e8res :<\/strong> En principe, le partage avec soulte peut g\u00e9n\u00e9rer une plus-value imposable pour celui qui re\u00e7oit la soulte (c&#8217;est-\u00e0-dire qui re\u00e7oit moins de biens que ses droits). Toutefois, dans le cadre d&#8217;un partage successoral, les soultes vers\u00e9es dans les cinq ans du d\u00e9c\u00e8s sont exon\u00e9r\u00e9es d&#8217;imp\u00f4t sur les plus-values immobili\u00e8res.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de ce d\u00e9lai, ou pour les indivisions hors succession, la plus-value est calcul\u00e9e entre la valeur d&#8217;acquisition initiale du bien et sa valeur au moment du partage, avec application des abattements pour dur\u00e9e de d\u00e9tention.<\/p>\n<p><strong>Imp\u00f4t sur le revenu :<\/strong> Le partage lui-m\u00eame ne constitue pas un revenu imposable. Cependant, si des biens productifs de revenus (immeubles locatifs, parts de soci\u00e9t\u00e9) sont attribu\u00e9s, les nouveaux propri\u00e9taires devront d\u00e9clarer les revenus qu&#8217;ils g\u00e9n\u00e8rent \u00e0 compter de la date du partage.<\/p>\n<p><strong>Taxe fonci\u00e8re et autres taxes :<\/strong> \u00c0 compter de la date du partage, chaque attributaire devient redevable des taxes aff\u00e9rentes aux biens qui lui sont attribu\u00e9s (taxe fonci\u00e8re, taxe d&#8217;habitation le cas \u00e9ch\u00e9ant). La r\u00e9partition au prorata temporis pour l&#8217;ann\u00e9e du partage doit \u00eatre pr\u00e9vue dans l&#8217;acte.<\/p>\n<p><strong>IFI (Imp\u00f4t sur la Fortune Immobili\u00e8re) :<\/strong> Les biens immobiliers attribu\u00e9s entrent dans le patrimoine taxable de leur nouveau propri\u00e9taire pour le calcul de l&#8217;IFI, s&#8217;il est assujetti \u00e0 cet imp\u00f4t en 2026.<\/p>\n<p>Il est vivement recommand\u00e9 de consulter un conseil fiscal avant de finaliser un partage important, afin d&#8217;optimiser les aspects fiscaux et d&#8217;\u00e9viter les mauvaises surprises.<\/p>\n<\/div>\n<h2>Comment r\u00e9soudre les blocages : m\u00e9diation et solutions alternatives<\/h2>\n<div class='section-content'>\n<p>Malgr\u00e9 la volont\u00e9 initiale de proc\u00e9der \u00e0 un <strong>partage en indivision succession<\/strong> \u00e0 l&#8217;amiable, des d\u00e9saccords peuvent surgir et bloquer la proc\u00e9dure. Avant d&#8217;envisager le partage judiciaire, long et co\u00fbteux, plusieurs solutions alternatives m\u00e9ritent d&#8217;\u00eatre explor\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>La m\u00e9diation familiale :<\/strong> Cette approche privil\u00e9gie le dialogue et la recherche de solutions consensuelles. Un m\u00e9diateur professionnel, tiers neutre et impartial, organise des s\u00e9ances de m\u00e9diation entre les co-indivisaires en conflit. Il ne propose pas de solution mais aide les parties \u00e0 communiquer, \u00e0 exprimer leurs besoins et \u00e0 construire ensemble un accord satisfaisant pour tous.<\/p>\n<p>La m\u00e9diation pr\u00e9sente de nombreux avantages : elle pr\u00e9serve les relations familiales souvent mises \u00e0 mal par les conflits patrimoniaux, elle est plus rapide (quelques s\u00e9ances sur 2-3 mois) et moins co\u00fbteuse qu&#8217;une proc\u00e9dure judiciaire, et elle permet aux parties de garder la ma\u00eetrise de la solution. En 2026, de nombreux tribunaux proposent une m\u00e9diation pr\u00e9alable avant d&#8217;engager une proc\u00e9dure contentieuse.<\/p>\n<p><strong>La proc\u00e9dure participative :<\/strong> Les co-indivisaires, assist\u00e9s chacun de leur avocat, signent une convention de proc\u00e9dure participative par laquelle ils s&#8217;engagent \u00e0 n\u00e9gocier de bonne foi pendant une dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e (g\u00e9n\u00e9ralement 3 \u00e0 6 mois) avant de saisir le juge. Cette p\u00e9riode de n\u00e9gociation assist\u00e9e permet souvent de d\u00e9bloquer les situations tendues.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;intervention du notaire m\u00e9diateur :<\/strong> Certains notaires sont form\u00e9s \u00e0 la m\u00e9diation et peuvent jouer ce r\u00f4le en plus de leur fonction de r\u00e9dacteur d&#8217;actes. Leur connaissance approfondie du droit de la famille et des successions leur permet d&#8217;\u00e9clairer les parties sur les cons\u00e9quences juridiques et fiscales de chaque option.<\/p>\n<p><strong>La vente amiable du bien indivis :<\/strong> Lorsque le d\u00e9saccord porte essentiellement sur l&#8217;attribution d&#8217;un bien (par exemple, plusieurs h\u00e9ritiers souhaitent conserver la maison familiale), la vente \u00e0 un tiers peut constituer une solution de compromis. Le produit de la vente est ensuite r\u00e9parti entre les co-indivisaires selon leurs droits, ce qui \u00e9vite les difficult\u00e9s d&#8217;\u00e9valuation et de composition des lots.<\/p>\n<p><strong>Le rachat par un ou plusieurs co-indivisaires :<\/strong> Un ou plusieurs indivisaires peuvent proposer de racheter les parts des autres, \u00e0 un prix d\u00e9termin\u00e9 d&#8217;un commun accord ou par expertise contradictoire. Cette solution permet de sortir rapidement de l&#8217;indivision sans passer par une vente publique.<\/p>\n<p><strong>Le partage partiel :<\/strong> Lorsque le blocage ne concerne qu&#8217;une partie des biens, il est possible de proc\u00e9der \u00e0 un partage partiel portant sur les biens non contest\u00e9s, et de poursuivre l&#8217;indivision sur les autres biens le temps de trouver une solution ou de saisir le juge uniquement pour ces derniers.<\/p>\n<p><strong>Points de blocage fr\u00e9quents et solutions :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>D\u00e9saccord sur l&#8217;\u00e9valuation :<\/strong> Recourir \u00e0 une expertise contradictoire men\u00e9e par un expert accept\u00e9 par toutes les parties, ou \u00e0 la moyenne de plusieurs estimations<\/li>\n<li><strong>Attribution de la r\u00e9sidence familiale :<\/strong> Organiser un tirage au sort entre les parties int\u00e9ress\u00e9es, ou attribuer le bien \u00e0 celui qui peut justifier du besoin le plus important (pr\u00e9sence d&#8217;enfants, situation financi\u00e8re)<\/li>\n<li><strong>Incapacit\u00e9 financi\u00e8re de payer une soulte :<\/strong> Pr\u00e9voir des facilit\u00e9s de paiement \u00e9chelonn\u00e9es, garanties par une hypoth\u00e8que ou un privil\u00e8ge de vendeur<\/li>\n<li><strong>R\u00e9tention de documents ou mauvaise foi :<\/strong> Le notaire peut obtenir des copies d&#8217;actes via les services officiels, et la mauvaise foi peut \u00eatre sanctionn\u00e9e par le juge<\/li>\n<\/ul>\n<p>En cas d&#8217;\u00e9chec de toutes ces tentatives amiables, le partage judiciaire reste la solution ultime pour sortir de l&#8217;indivision, conform\u00e9ment au principe selon lequel nul ne peut \u00eatre contraint de demeurer dans l&#8217;indivision.<\/p>\n<\/div>\n<div class='conclusion'>\n<p>L&#8217;<strong>acte de partage en indivision<\/strong> constitue une \u00e9tape juridique majeure qui permet de mettre fin \u00e0 la copropri\u00e9t\u00e9 de biens et de redonner \u00e0 chacun sa pleine autonomie patrimoniale. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un <strong>partage en indivision succession<\/strong> ou de toute autre forme d&#8217;indivision, la proc\u00e9dure n\u00e9cessite une pr\u00e9paration minutieuse, une bonne compr\u00e9hension des enjeux juridiques et fiscaux, et souvent une capacit\u00e9 \u00e0 n\u00e9gocier et \u00e0 faire des compromis.<\/p>\n<p>En 2026, le recours au notaire demeure obligatoire pour les indivisions comprenant des biens immobiliers, garantissant ainsi la s\u00e9curit\u00e9 juridique de l&#8217;op\u00e9ration. Les <strong>frais notaire partage indivision<\/strong>, bien que repr\u00e9sentant un investissement significatif, restent raisonnables au regard de la complexit\u00e9 des op\u00e9rations accomplies et nettement inf\u00e9rieurs aux co\u00fbts d&#8217;un partage judiciaire contentieux.<\/p>\n<p>La voie amiable doit toujours \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9e, car elle offre rapidit\u00e9, \u00e9conomies et pr\u00e9servation des relations familiales. Les outils de m\u00e9diation et de n\u00e9gociation assist\u00e9e permettent aujourd&#8217;hui de d\u00e9bloquer la plupart des situations conflictuelles. N\u00e9anmoins, lorsque le dialogue devient impossible, le partage judiciaire constitue le recours ultime pour exercer le droit fondamental de ne pas demeurer dans l&#8217;indivision. Anticiper, se faire conseiller par des professionnels comp\u00e9tents, et privil\u00e9gier le dialogue constituent les cl\u00e9s d&#8217;un partage r\u00e9ussi et apais\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Guide complet sur l&#8217;acte de partage en indivision : proc\u00e9dure amiable ou judiciaire, r\u00f4le du notaire, d\u00e9lais, co\u00fbts et \u00e9tapes d\u00e9taill\u00e9es en 2026.<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-118","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.mediation-heritage.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}